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La mort, les morts et les pratiques funéraires au Moyen Âge : bilan historiographique des thèses de 3e cycle françaises (1975-2011)

frPublié en ligne le 16 avril 2013

Par Manon Durier

Résumé

Depuis l’émergence au milieu des années 1970 d’une thématique de recherche construite autour de la mort au Moyen Âge, les travaux académiques se sont multipliés sur le sujet. On en comptait en 2011 près d’une centaine, soutenus ou en cours de préparation, à partir de points de vue issus de l’histoire des textes, de l’histoire de l’art et de l’archéologie. Le nombre de ces thèses reflétant la vitalité de la production scientifique sur le sujet, il a semblé utile d’en proposer un panorama afin de montrer la variété et l’évolution des axes de recherches choisis. On ne tentera donc pas ici de synthétiser les résultats mais au contraire de décrire les démarches scientifiques afin de stimuler d’autres recherches.

Abstract

Since the emergence in the mid-1970s of a research theme built around death in the Middle Ages, academic works have been multiplied on the subject. In 2011 there were nearly a hundred PhD thesis, achieved or in preparation, from the perspectives of history of texts, history of art and archaeology. Considering that the number of these thesis reflects the vitality of the scientific production on the subject, it seemed useful to provide an overview in order to show the variety and evolution of research topics chosen. We do not attempt here to summarize the results, but rather to describe the scientific approaches to stimulate further research.

Introduction

1Il faut attendre le dernier tiers du xxe siècle pour que la communauté universitaire française fasse de la mort au Moyen Âge un champ de recherche à part entière. Jacques Le Goff fait à cet égard figure de précurseur en tenant son séminaire de recherche sur le purgatoire dès 1970-19711 puis en publiant sur le même sujet un ouvrage de synthèse qui a fait florès2. Le colloque réuni en 1975 par la Société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public (SHMESP) témoigne également de la convergence des premières études sur le sujet de la mort au Moyen Âge3. Cette même année, la parution de deux livres novateurs marque un tournant décisif dans l’historiographie de la thématique. Alain Erlande-Brandenburg publie en effet également sa thèse de l’Ecole des chartes qu’il avait soutenue en 19644. Dans cette étude pionnière, il étudie conjointement, à propos des rois de France, funérailles, sépultures et tombeaux. Cette publication, quoique marquante, n’a pas connu le même retentissement médiatique et scientifique que l’œuvre de Philippe Ariès, annoncée par la publication de ses Essais sur l'histoire de la mort en Occident5. L’opuscule ne se veut que l’introduction anticipée d’une synthèse monumentale publiée dès 1977 : L’homme devant la mort6. A partir de sources variées et d’une approche diachronique qui accorde une large place à l’époque médiévale, il étudie la perception de la mort et les attitudes qu’elle provoque. La particularité du Moyen Âge résulte, selon lui, de l’influence décisive que l’aristocratie chevaleresque aurait alors jouée en imposant l’imagerie des cultures populaires à une société de clercs lettrés, héritiers et restaurateurs de l’Antiquité savante7. Quelques années plus tard, il complète son vaste panorama en faisant paraître une analyse sur les images de la mort8. L’auteur, qui se qualifie lui-même avec humour d’historien du dimanche, n’est pas un universitaire de formation mais un fervent partisan de l’école des Annales qui s’est vu ouvrir les portes de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) grâce au succès de ses recherches sur la mort9. La multitude des références bibliographiques faites à ses travaux jusqu’à aujourd’hui prouvent l’importante postérité de ses recherches. Cet intérêt croissant pour ce que Jean-Pierre Vernant qualifiait d’« idéologies funéraires »10 reflète plus généralement la manière dont les sciences humaines se sont emparées du sujet. De fait, la mort est un phénomène structurant pour toute société, qu’elle soit ancienne ou contemporaine, car elle touche l’individu autant qu’elle met en péril la cohésion même de la communauté, et offre ainsi aux chercheurs un extraordinaire prisme d’analyse pour étudier une culture donnée11. Tous les champs disciplinaires de la médiévistique sont pertinents pour analyser la mort car ce n’est pas le trépas en lui-même qui intéresse mais tout ce qui se déroule autour : il s’agit en réalité d’étudier les imaginaires collectifs et les représentations sociales qui se manifestent aussi bien dans les gestes, les arts figurés, la littérature que dans les textes normatifs. Il s’agit aussi, et peut-être surtout, de comprendre les relations établies entre vivants et morts pour transcender la rupture provoquée par la mort. Quant aux défunts eux-mêmes, c'est-à-dire les restes humains découverts lors de fouilles archéologiques, ils ne trahissent pas seulement les soins dont leur corps inerte a fait l’objet (traitement de la dépouille, choix de l’emplacement et de la forme de la sépulture, dépôt de mobilier…), mais témoignent également des conditions de vie de l’individu avant son décès (carences alimentaires, pathologies osseuses liées à certaines conditions de travail, éventuelles interventions médicales…).

2La bibliographie constituée en une quarantaine d’années est foisonnante : colloques, journées d’études, rapports de fouilles archéologiques, ouvrages de synthèse, articles spécialisés, catalogues d’exposition, livres à destination du grand public… Résumer l’ensemble de ces contributions en un article serait une gageure12. Il semble cependant révélateur d’isoler les travaux académiques au sein de cette production scientifique car ils sont de très bons indicateurs de l’état et des orientations de la recherche. Face à cette masse documentaire, il a cependant fallu réduire encore un peu l’objet d’étude. Pour des raisons de compétences personnelles, les travaux soutenus en littérature et ceux relevant uniquement de l’anthropologie biologique n’ont pas été traités dans cette analyse. En outre, il est rapidement apparu que l’absence d’un catalogage systématique des mémoires de Master13 et leur faible taux de citation dans le reste de la bibliographie restreint nécessairement leur inventaire à quelques références glanées au hasard. Les thèses de doctorat, ancien et nouveau régime, ainsi que les thèses d’Etat sont en revanche systématiquement répertoriées et peuvent être étudiées de manière représentative. Les travaux d’habilitation à diriger des recherches (HDR), qui ont remplacé en 1984 les thèses d’Etat14, ne sont pas référencés et n’ont donc pas été intégrés à cet article15. Celui-ci repose sur une recherche approfondie menée pour les thèses soutenues grâce au catalogue du système universitaire de documentation (Sudoc) et pour les thèses en cours de préparation via le site theses.fr16. Les thèses de l’école des Chartes ont également été prises en compte en consultant le moteur de recherche qui leur est dédié17. En dépit de la multitude des mots-clés utilisés18, il faut souligner que les résultats obtenus ne sont ni parfaitement exhaustifs, ni parfaitement homogènes du fait des différentes contraintes inhérentes au trois moteurs de recherches utilisés. Une requête avec les critères « mort » et « Moyen Âge » n’indiquera en effet qu’une minorité des thèses portant sur la mort durant le Moyen Âge car les recherches sur les mots-clés de sujets ne sont pas toujours possibles. Ainsi, seule une recherche par mot du titre est proposée pour les thèses de l’Ecole des chartes. A l’inverse, sur le Sudoc et sur theses.fr, ce type de requête est possible, mais les champs de mots-clés ne sont pas toujours renseignés19. Cette observation se vérifie en particulier pour les thèses anciennes et pour la majorité des thèses en cours de préparation. Les systèmes d’indexation sont en outre différents et engendrent des réponses qui le sont également. En effet, dans le catalogue du Sudoc, les thèses sont référencées par des documentalistes à partir du thésaurus Rameau alors que sur theses.fr ce sont les doctorants qui choisissent les mots descripteurs en dehors de toute contrainte de normalisation. De plus, sur theses.fr, la requête est automatiquement appliquée au texte intégral des thèses diffusées en ligne20. Il faut donc constater, avant d’entamer l’analyse, que l’inventaire sur lequel elle repose exclut en particulier des thèses dont les problématiques initiales ne sont pas orientées sur la mort mais qui, du fait de la documentation traitée, en étudient certains aspects. Les travaux de Nathalie Verpeaux sur les religieuses d’Autun21, partiellement publiés dans la collection consacrée aux obituaires par l’Académie des inscriptions et Belles-Lettres22, sont un exemple significatif de thèses qui n’ont pas été relevées par ce dépouillement bibliographique en dépit de leur pertinence. Etendre les requêtes et les lectures à la thématique des communautés religieuses n’était cependant pas envisageable du fait du temps que ces recherches auraient demandé. On notera enfin que les thèses de doctorat et les thèses d’Etat sont accessibles sous forme de microfiches dans toutes les bibliothèques universitaires comportant une section identique à celle de soutenance de la thèse23.

3Au-delà de ces quelques réserves méthodologiques, les résultats obtenus ont de quoi surprendre plus d’un spécialiste : depuis 1975, près d’une centaine de thèses traitant d’une thématique liée à la mort au Moyen Âge ont été soutenues ou sont en cours de préparation. Afin de faciliter l’usage de cet inventaire, un tableau faisant la liste de ces travaux a été ajouté en annexe de cet article (tableau 1). A l’inverse, le corps de l’analyse suit un plan thématique pour mettre en relief l’évolution des différents axes de recherche. La première et la deuxième partie interrogent le devenir du défunt après son trépas tandis que la troisième partie traite de la manière dont les hommes du Moyen Âge ont entretenu une frontière perméable entre vivants et morts. Le propos de cet article n’est pourtant pas de parvenir à une synthèse des résultats des thèses sur la mort et les morts au Moyen Âge, mais de proposer un bilan des objets d’étude et des démarches choisies afin de dresser un panorama susceptible d’aider à l’orientation les recherches à venir.

L’ici-bas

Les populations

4Depuis les années 1970, l’archéologie est profondément transformée par sa professionnalisation avec la mise en place, en amont des projets d’aménagement du territoire, de l’archéologie dite de sauvetage puis préventive. Cette période est en outre marquée par l’émergence d’une nouvelle discipline : l’archéologie médiévale24. La communauté scientifique, qui considérait jusqu’alors volontiers qu’il suffisait de lire les textes pour connaître les pratiques funéraires médiévales, est confrontée à un enjeu méthodologique inédit avec la réglementation par l’Etat de l’étude des vastes espaces d’inhumation découverts fortuitement. La collecte des dépôts funéraires, qui justifiait jusqu’alors la fouille des nécropoles mérovingiennes, semble désormais insuffisante tandis qu’une attention accrue se porte sur le corps et la tombe. Ces nouvelles problématiques entrent alors en résonnance avec le débat historiographique frémissant sur les modalités de la transition entre l’Antiquité et le haut Moyen Âge. Or, qu’elles étudient un site ou une région, toutes les thèses soutenues jusqu’à la fin des années 1980 sont centrées sur - ou débutent avec - l’époque mérovingienne : La nécropole mérovingienne de Noiron-sous-Gevrey (Côte d'Or)25, Les nécropoles mérovingiennes de l'ouest parisien26, La nécropole de Frénouville. Etude d'une population de la fin du iiie siècle à la fin du viie siècle27, Sépulture et traditions funéraires du ve au xiiie siècle ap. J.-C. dans les campagnes des Alpes françaises du nord28, les bâtiments et nécropoles de Saint-Georges-Saint-Pierre du ive siècle à la Révolution29. Ces travaux marquent une rupture avec les habitudes historiographiques antérieures en axant leur démarche non plus sur la culture matérielle mais sur les pratiques funéraires en tant que telles pour comprendre les modes de vie des hommes mis au jour par l’archéologie. Gisela Ripoll fait figure d’exception en entreprenant la description d’une collection inédite de matériel funéraire wisigothique indépendamment de son contexte archéologique, mais son propos est bien de caractériser les différentes populations ayant vécu dans la région de Séville à cette époque (vie-viiie siècle)30. Par ce décentrement anthropologique, ces études renouvellent les connaissances sur les populations du haut Moyen Âge et s’opposent à un discours alors dominant sur les invasions barbares comme cause première de la chute de l’Empire romain. Cette tension est particulièrement sensible dans la thèse de Michel Colardelle analysant ce qu’il était d’usage de qualifier indistinctement de « tombes burgondes ». Le cas de la nécropole de Frénouville, près de Caen, est également révélateur car, tant dans la thèse de Luc Buchet sur la collection anthropologique du site31 que dans celle de Christian Pilet sur l’ensemble des données archéologiques du lieu, la démonstration de l’homogénéité d’une population pacifique et ne témoignant d’aucun bouleversement lié à la chute de l’Empire est présentée comme fondamentale.

5Ce renouvellement des approches a largement bénéficié de l’essor des analyses d’anthropologie physique car celles-ci permettent d’affiner les connaissances acquises sur les modes de vies des populations. Les travaux précurseurs de Dominique Castex32 et de Montserrat Sansilbano Collilieux33 montrent en effet l’apport des données biologiques pour caractériser les fluctuations démographiques, les réseaux de parentés ou l’état sanitaire des individus. A la même époque, Véronique Gallien tente de comparer les populations inhumées dans deux types distincts de deux cimetières de Saint-Denis, l’un jouxtant la célèbre basilique et l’autre attenant au bourg Saint-Marcel34. Plus récemment, Cécile Niel a approfondi ces types de recherches en étudiant les cimetières du groupe épiscopal de Rouen du xe au xive siècle35. Ces perspectives ouvertes sur les liens existant entre les caractéristiques de la population inhumée et son environnement socio-culturel sont également au cœur de la thèse de Carole Fossurier, mais la plus vaste étendue géographique de l’étude et une attention très poussée sur l’état sanitaire des individus lui permettent de dresser un panorama plus général des populations vivant dans le Nord-est de la France à l’époque carolingienne36. Les thèses actuellement en cours de préparation semblent témoigner d’un regain de l’intérêt pour la période de christianisation et utilisent abondamment les recherches archéologiques sur les sépultures37.

Les pratiques funéraires

6Ces analyses sur les populations prennent place au sein d’études sur les pratiques funéraires. Les premières thèses citées accordent en effet une grande importance à la mise en place de typologie des sépultures et à l’étude du mobilier déposé dans les tombes. Les méthodes mises en place ont été bouleversées par les progrès réalisés en anthropologie physique grâce à l’élargissement de son objet d’étude du squelette aux évolutions de la sépulture après le dépôt du corps (phénomènes taphonomiques) ainsi qu’à la spatialisation des analyses effectuées. Les thèses déjà citées de Véronique Gallien, Dominique Castex et de Montserrat Sansilbano Collilieux sont les premières à opérer dans les années 1990 cette fusion des données biologiques et archéologiques ; elles apportent par ce biais des informations inédites sur les regroupements familiaux, la ségrégation sexuelle spatiale ou la gestion des crises de surmortalité. Une quinzaine d’années plus tard, elles sont poursuivies par les recherches doctorales d’Aminte Thomann38, d’Yves Gleize39, d’Hélène Réveillas40 et de Cécile Niel41. La spécificité de ces nouveaux travaux est de prolonger la pluridisciplinarité de la méthode en y ajoutant de solides recherches sur le contexte historique des sépultures étudiées. Cécile Niel utilise en outre un des nouveaux outils dont les archéologues disposent pour faciliter l’analyse spatiale des découvertes : un système d’information géographique (SIG).

7Les anthropologues ne sont cependant pas les seuls à s’interroger sur la diversité des espaces funéraires. Ainsi Marc Durand étudie-t-il dans sa thèse déjà citée les relations entre habitat et lieux d’inhumation grâce à une méthode fondée sur l’archéologie en traitant « d’abord le cimetière globalement, dans son contexte géographique et humain pour passer, ensuite, à l’analyse de la tombe. Dans un second temps, le sens inverse sera parcouru : de la sépulture à la nécropole, afin de cerner ses différents aspects d’organisation et d’évolution. C’est à ce point – et à ce point seulement que le contact sera établi « …entre disciplines qui s’ignorent trop souvent, voire se méprisent un peu : l’historien trouve l’archéologue myope ; l’archéologue tient l’historien pour peu sérieux… (R. FOSSIER, 1980, p. 233) »42. Philippe Pergola prolonge quant à lui sa thèse de doctorat43 par une thèse d’Etat44 sur les processus de constitution des catacombes de Rome. Jean-François Reynaud45 choisit de travailler à l’échelle de la ville en fouillant trois sites lyonnais - le groupe cathédral ainsi que deux églises cimitériales - afin de compléter une documentation jusqu’alors essentiellement textuelle sur l’époque de la christianisation de la capitale des rois burgondes. Quant à Didier Paya, il adopte un questionnement plus spécifiquement funéraire et l’échelle du diocèse pour comprendre, à partir de sources principalement archéologiques, comment les gestes funéraires et les cimetières ont évolué au cours du Moyen Âge46. La fouille quasi exhaustive de Vilarneau (Pyrénées-Orientales) et l’abondance de la documentation manuscrite conservée pour le village fournissent à Olivier Parassius les matériaux d’une analyse de l’organisation de l’habitat et de l’évolution des cimetières ainsi que de l’organisation de ces derniers47. Il revient à Cécile Treffort d’avoir élaboré dès les années 1990 la première vaste synthèse répondant aux problématiques émergentes de l’archéologie48. Elle montre, par l’étude conjointe des données textuelles et archéologiques, comment les pratiques funéraires de l’époque carolingienne ont été progressivement institutionnalisées et placées au cœur du fonctionnement de la société médiévale alors en cours de formation.

8Certaines des thèses en cours de préparation ouvrent des axes de recherche novateurs sur les pratiques funéraires. C’est le cas de Yoanna Tsvetanova qui propose pour la première fois une étude du programme iconographique d’une église-ossuaire49. D’autres recherches poursuivent celles sur les typologies des tombes50 ou les perturbations de sépultures51. L’attention naissante portée sur la distinction de catégories d’individus différentes des élites sociales est également confirmée par de nouvelles études sur les femmes52, les enfants53 et les sépultures atypiques54.

L’au-delà

La géographie de l’au-delà

9La représentation graphique de l’au-delà chrétien est traitée par plusieurs thèses. Avant même la parution de la somme de Jacques Le Goff sur La naissance du purgatoire55, Anne-Marie Cervoni Vaurillon consacre son doctorat à l’iconographie de ce lieu d’expiation56. L’implantation de cette croyance en Castille est retracée par Daniel Baloup57. Michelle Fournié consacre sa thèse d’Etat à la confrontation de toutes les sources disponibles sur le sujet (testaments, comptabilités, statuts synodaux, bulles pontificales, mais aussi documents littéraires et iconographiques) à la fin du Moyen Âge dans une région où cette croyance était bien ancrée58. Anca Bratu fait le choix d’une aire d’étude plus étendue et d’un type de document historique particulier afin de montrer comment, loin de n’être qu’une illustration des textes théologiques, « les images ont participé à l’élaboration de l’idée du Purgatoire, avec un langage et une chronologie propre »59. Une seule thèse est consacrée au lieu de la damnation éternelle : à partir de sources textuelles et iconographiques, Jérôme Baschet reconstruit le système complexe qui entoure l’évolution des représentations de l’enfer. Si cet auteur veille à ne poser aux images que les questions auxquelles elles peuvent répondre – et non à leur plaquer les problématiques qui sont celles des historiens –, il fonde également son analyse sur un ensemble de textes variés et, dans une moindre mesure, sur une assimilation de certains principes de la psychanalyse60.

10La géographie de cet au-delà chrétien peut également être parcourue à partir de l’étude de la littérature visionnaire, car les récits des visions permettent en effet de suivre les pérégrinations d’une âme libérée d’un corps dans un état de mort apparente. Or l’étude attentive faite par Claude Carozzi montre que le purgatoire est quasi absent de ces récits datés du viie au xiiie siècle, tandis que de nombreux efforts sont déployés pour faire craindre l’enfer. Cette thèse d’Etat analyse comment et pourquoi ces descriptions littéraires sont des instruments utiles pour la pastorale61. Sylvain Gouguenheim souligne quant à lui l’importance de l’expérience visionnaire d’Hildegarde de Bingen et analyse les motifs eschatologiques62.

Les destinées de l’âme et du corps

11La représentation du jugement dernier est étudiée à partir de l’exemple de l’iconographie du portail de Conques par Jean-Claude Bonne dès 197963. Deux autres thèses traitent de l’évolution de motifs iconographiques de ce moment central pour la théologie chrétienne. Marie Lionnet choisit le thème de la Mère de Dieu et celui du Jugement Dernier à la fin du Moyen Âge en Hongrie64. Les origines textuelles et les filiations formelles des représentations de l’ultime sentence divine sont également retracées par Ana Dumitrescu, mais le propos de cette doctorante concerne l’Empire byzantin à la fin du Moyen Âge65. La position d’Isabelle Molinié est différente : elle utilise le thème iconographique de la résurrection des morts pour interroger les croyances et les attitudes des fidèles à l’époque moderne. Elle étudie en effet la fonction et la réception des représentations d’un dogme à partir des images elles-mêmes mais aussi des écrits théologiques médiévaux comme modernes et des comptes rendus des visites pastorales66.

12Les autres travaux sur la destinée de l’âme après la mort portent sur des textes de nature essentiellement théologique. Ainsi Jean Schontz s’intéresse-t-il aux écrits exégétiques en analysant la singularité de la pensée de saint Thomas d’Aquin sur la résurrection du Christ dans le contexte théologique de son époque67. Christian Trottmann68 revient quant à lui sur le dogme de la vision béatifique institué en 1336 par Benoît XII et s’interroge sur l’élaboration de cette doctrine par la papauté et l’université. A partir d’une « exigence d’exhaustivité documentaire autant que de synthèse historique et philosophique »69, il retrace les réponses apportées par les théologiens et les cardinaux sur les trois questions qu’ils se sont successivement posées : que verront les bienheureux ? Comment un intellect peut-il voir la divine essence infinie et incréée ? Quand les bienheureux atteignent-ils la vision de Dieu ? Isabelle Rousseau propose une analyse des caractéristiques formelles et sémantiques particulières à l'écriture apocalyptique de l'histoire. Sa documentation, constituée par les prophéties apocalyptiques de tradition joachimite et affirmant le rôle eschatologique des souverains aragonais, lui permet d’établir une étude associant édition de texte, contexte théologique ainsi que fonctions sociales et politiques de ce genre littéraire particulier70.

13Anne Lafran propose également une étude novatrice en offrant « d’explorer les représentations, les interprétations du suicide de Judas et leurs déclinaisons et de montrer que ce thème sert, au-delà de la condamnation du suicide, l’effort de normalisation de la société, la construction des pouvoirs civils, la montée de l’antisémitisme, tout en témoignant aussi d’une meilleure connaissance de l’intériorité, caractéristique de l’humanisme médiéval »71. Enfin, une autre analyse sur les conceptions du corps à la fin du Moyen Âge est en cours à partir des représentations de la passion du Christ et des martyrs72.

Des liens maintenus entre vivants et morts

Les attitudes devant la mort

14Si l’on doit à Philippe Ariès l’expression et une analyse des « attitudes devant la mort », la thématique a profondément été renouvelée par plusieurs doctorats sur les testaments médiévaux. En effet, alors que plusieurs thèses d’histoire du droit avaient été soutenues depuis le début du xxsiècle sur ces actes notariés, Jacques Chiffoleau est le premier doctorant en Histoire médiévale à s’emparer de ce type de sources73. Son étude, soutenue dès 1978, constitue un jalon historiographique important car elle renouvelle les approches en faisant des testaments un sujet d’histoire religieuse. L’auteur affirme en effet vouloir mesurer dans les testaments « l'impact de l'encadrement clérical sur les structures mentales, les pratiques et les croyances, mais aussi pour mieux circonscrire le rôle de l'appareil ecclésial dans les transformations sociales »74. Sara Louis75 et Françoise Lodde Bonnafou76 empruntent une direction semblable, quoique plus proche des interrogations de l’histoire des mentalités, en choisissant de s’intéresser plus particulièrement aux laïcs pour l’une et aux prélats pour l’autre, tandis que Marie-Claude Marandet les étudie conjointement77.

15Après 1985, les thèses sur les testaments se font moins fréquentes. Marie Roche adopte cependant une orientation à la charnière de l’histoire du droit et de l’histoire économique en se fondant sur une définition du testament comme un acte notarié régissant le patrimoine du testateur, excluant de ce fait toutes les dispositions religieuses78. Quant à Jean-Pierre Deregnaucourt, il traque les gestes individuels des habitants de la ville de Douai face à la mort à la fin du Moyen Âge en associant étude monographique et analyse sérielle de près de 3000 testaments79. Le propos de Marion Chaigne est encore différent car l’étude du déroulement des funérailles tel qu’il est stipulé dans les dispositions testamentaires est pour elle le moyen d’une enquête inédite sur la place des femmes dans la société parisienne du xve siècle80.

La mémoire liturgique et la mémoire politique

16Si l’étude des actes notariés médiévaux permet notamment de comprendre comment les testateurs organisaient la commémoration liturgique dont ils voulaient bénéficier après leur mort pour augmenter leurs chances d’accéder à la vision béatifique, l’analyse des sources liturgiques apporte un éclairage nouveau sur la gestion de ces rituels par les communautés religieuses chargées de les assurer. Après une thèse de doctorat soutenue en 1971 sur les documents nécrologiques de la province ecclésiastique de Bourges81, Jean-Loup Lemaître achève en 1988 une thèse d’Etat sur la commémoration des morts à Saint-Martial de Limoges à partir de l’exceptionnelle documentation nécrologique et liturgique conservée de l’abbaye82.

17Dans sa thèse précédemment évoquée, Cécile Treffort est partie d’une interrogation sur la place et le rôle de la sépulture à l’époque carolingienne mais elle a ensuite élargi ses recherches à la mise en place d’un système de commémoration des morts par les institutions religieuses en lien avec les élites politiques de l’époque. Michel Lauwers s’appuie également sur des textes théologiques et normatifs ainsi que, dans une moindre mesure, sur la documentation archéologique pour comprendre les modalités du culte des morts du xie au xiiie siècle83. Sa réflexion, ancrée dans le diocèse de Liège, lui permet de distinguer deux phases importantes : la première (xie-xiie siècle) est celle de la commémoraison – néologisme exprimant l’association de la commémoration et de la prière mise place par l’Eglise ainsi que par l’aristocratie pour renforcer mutuellement leur domination sur la société – tandis que la seconde (xiiie siècle) est marquée par l’accession de la chevalerie et de la bourgeoisie à une mémoire liturgique individualisée et repose sur un plus vaste système d’intercession entre vivants et morts.

18Si ces deux thèses mettent en évidence le rôle joué par l’aristocratie dans l’évolution de la commémoration liturgique, plusieurs autres travaux consacrent entièrement leur analyse à l’entretien de la mémoire de ces grands personnages. Ainsi Jean-Charles Picard choisit-t-il de consacrer sa thèse d’Etat aux sépultures des évêques du Haut Moyen Âge avant d’articuler sa réflexion autour de trois axes : la conservation des tombes, les listes épiscopales, le culte rendu à certains de ces prélats84. Ces perspectives sont reprises par Delphine Boyer-Gardner dans sa thèse en cours sur la commémoration des évêques en Aquitaine entre le viiie et le xiiie siècle, avec une attention particulière portée aux funérailles. Ce sont justement ces rites de transition qui ont intéressé Juvénal Santiago85 et Murielle Gaude-Ferragu pour les princes de la fin du Moyen Âge, à partir d’une approche à la confluence de l’histoire religieuse, de l’anthropologie sociale et politique86. Quant à Alexandre Bande, il reste dans le champ du politique mais il restreint son propos aux sépultures multiples des Capétiens87. L’élection de sépulture des ducs de Bourbons à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne est étudiée par Marc-Edouard Gautier dans sa thèse de l’Ecole des Chartes et dans la thèse de doctorat qu’il prépare actuellement88. Une autre thèse en cours traitera à plus vaste échelle de la question de l’élection de sépulture et de la création des nécropoles dynastiques89.

19Les enjeux politiques des rituels sont donc, depuis les années 2000, au cœur d’un intérêt renouvelé. Cependant, la mort des personnages illustres a aussi fait l’objet de nombreuses narrations dans des sources multiples. Ces récits, allant du trépas au soin accordé au corps inerte, font l’objet de deux thèses : celle de Xavier Storelli porte sur la documentation médiévale anglo-saxonne90 tandis que celle de Myriam Gilet est centrée sur les grands officiers français à l’époque moderne, mais débute avec le règne de Charles V91.

Les monuments funéraires

20Alors que les testaments détaillent la commémoration liturgique dont le testateur veut bénéficier après sa mort, la réalisation d’un monument funéraire n’y est que rarement évoquée. La mise en évidence de la sépulture est pourtant un élément essentiel pour la mémoire du défunt et de nombreuses thèses sont consacrées à ce sujet. La première thèse sur les inscriptions funéraires médiévales, soutenue dès 1981, utilise les problématiques de l’histoire religieuse92. Il s’agit d’un travail pionnier, dans la mesure où l’épigraphie médiévale n’était devenue une discipline reconnue en France qu’une dizaine d’années plus tôt sous l’impulsion du directeur de thèse de Madeleine Breakman : Robert Favreau. Jean-Yves Copy fait également figure de précurseur en décelant les marques des ambitions politiques de l’aristocratie bretonne dans l’iconographie de ses gisants gothiques. Après une thèse de doctorat soutenue en 1981 sur ce sujet93, il achève en 2010 une thèse d’Etat sur l’idéologie du pouvoir ducal breton et de ses rapports ambigus avec le pouvoir royal entre 1213 et 151494. Martine Fabre intègre, dans sa réflexion sur l’héraldique bretonne à la fin du Moyen Âge, les tombeaux dessinés dans la célèbre collection Gaignères mais elle n’accorde au monument lui-même qu’une brève attention95. Il faut attendre la fin des années 1990 pour que les monuments funéraires médiévaux émergent en tant que thématique de recherche à part entière dans les travaux universitaires. Xavier Dectot prolonge les travaux d’Alain Erlande-Bandenbourg et propose, à propos des tombeaux des comtes de Champagne, d’analyser la sculpture funéraire comme le support du souvenir du défunt et le centre de cérémonies à la fois religieuses et politiques96, perspectives qu’il développe également dans une thèse de doctorat. Son propos, appliqué cette fois-ci aux tombeaux des familles royales de la péninsule ibérique, est d’analyser les « relations entre art, mort, spiritualité, société et politique »97. René-Paul Bernard utilise la sculpture funéraire médiévale de Paris pour comprendre les représentations collectives structurées par des axes sociaux, religieux et artistiques98. Un angle d’étude différent a été choisi par Julien Louis dans sa thèse sur les effigies funéraires : interroger la tension historiographique entre l’école allemande, centrée sur la mémoire liturgique (memoria), l’attachement des historiens d’art français à la notion de style et les perspectives ouvertes par les historiens travaillant sur l’image médiévale99. Guillaume Grillon considère que « plus que n’importe quel texte, le monument funéraire est peut-être le support qui reflète le mieux la personnalité de l’individu, ou du moins l’image qu’il peut donner de lui-même ou que ses héritiers veulent garder » et articule sa réflexion sur les enjeux de la sépulture autour d’une analyse socio-historique de l’extraordinaire documentation bourguignonne100. Caroline de Barrau-Agudo consacre un chapitre entier aux monuments funéraires dans sa monographie de la cathédrale de Rodez101. Pour la sculpture funéraire de Chartres, Myriam Négri organise son étude autour de deux axes : l’analyse individuelle des monuments puis celle des contextes monumentaux102. Le cas particulier des collégiales castrales, à la fois liées au château et lieu de sépulture de leur fondateur, est étudié par Julien Noblet en associant « les aspects historiques et les enjeux politiques de la fondation, le fonctionnement et les obligations liturgiques du chapitre, ainsi que le traitement architectural et la destination funéraire de l’édifice »103. Vincent Debiais analyse les modalités de la communication épigraphique médiévale et s’appuie sur un large panorama intégrant de nombreuses inscriptions funéraires104.

21Cette vague d’études est prolongée par plusieurs thèses en cours sur les fonctions liturgiques et commémoratives des monuments funéraires105, sur les stratégies mémorielles des élites chrétiennes durant l’Antiquité tardive106, ou encore sur la mort et la société107.

Conclusion

22Cette synthèse a été rédigée avec le souci constant de ne pas trahir les études dont elle propose un panorama. Résumer une thèse en quelques mots ne peut pourtant suffire à rendre compte de la richesse d’une pensée et de l’étendue des résultats obtenus : espérons simplement que cet article favorisera la curiosité nécessaire à de nombreux compléments d’enquête. Les jalons historiographiques posés par ce bilan permettent cependant déjà deux constats utiles pour les recherches à venir. Le premier concerne le retentissement de ces études au sein de la communauté, le second les évolutions perceptibles dans ses travaux académiques.

23Les axes de recherche choisis par les jeunes chercheurs sont représentatifs de ceux que l’on retrouve dans le reste de la production scientifique. Ce constat n’est pas surprenant car les doctorants sont généralement bien intégrés au sein de la communauté scientifique et ils participent fréquemment aux colloques ou aux journées d’études, lorsqu’ils n’en sont pas les organisateurs108. Sur les 68 thèses soutenues entre 1975 et 2011, 24 ont été publiées sous la forme d’un livre ou d’un numéro complet dans une revue scientifique et 6 ont été mises en ligne en accès libre ou en accès restreint aux membres de l’université de soutenance (Tableau 1). Il faut reconnaître que les travaux académiques uniquement disponibles sous forme de microfiches ou de prêt entre bibliothèques ne bénéficient que d’une faible postérité dans la bibliographie. A l’inverse, les thèses de doctorat et d’Etat qui ont fait l’objet d’une publication sont devenues des travaux incontournables auprès d’un public qui dépasse souvent le cercle restreint des spécialistes du sujet : plusieurs de ces éditions sont épuisées et celle de Jacques Chiffoleau a récemment été rééditée. Certes, ces succès de librairie sont loin des records atteints par les best-sellers que sont devenus les deux opus de Philippe Ariès109 ou La naissance du purgatoire de Jacques Le Goff110. Cependant, la diffusion de ces travaux témoigne de leur bonne intégration au sein de la médiévistique et leur utilisation devrait être encore rapidement accrue par la généralisation actuelle de la politique de mise en ligne des thèses par les universités de soutenance.

24Entre 1975 et 2011, les points de vue adoptés dans les thèses portant sur la thématique de la mort ont sensiblement changé. D’abord centrées sur l’émergence d’une société chrétienne, les thèses ont ensuite été majoritairement orientées vers l’orchestration des rapports entre vivants et défunts. La mort et l’individu ont donc été relégués au second plan pour dévoiler certains aspects jusqu’alors méconnus du fonctionnement de la société médiévale. Cette évolution a été rendue possible par un affinement des problématiques mais aussi par une diversification des sources (textuelles, archéologiques ou iconographiques) utilisées. La pluridisciplinarité, déjà présente dans plusieurs des premières thèses, s’est progressivement généralisée. Si cette tendance n’a rien d’original au sein de la médiévistique, on constate qu’elle est favorisée par la multiplication des doubles directions de thèse. Ce phénomène est en outre renforcé par une situation nouvelle : plusieurs des doctorants qui travaillaient sur la thématique au début des années 1990 dirigent maintenant de nouvelles thèses sur des sujets connexes. Le maillage des travaux universitaires portant sur la et les morts se resserre ainsi progressivement grâce à la complémentarité des sources, des méthodologies, des chronologies ainsi que des aires géographiques choisies. On peut donc espérer que les prochaines thèses affineront encore les connaissances en s’appuyant sur l’édition de documents méconnus, sur la mise au jour d’ensembles archéologiques insoupçonnés ou sur la confrontation de sources provenant de contextes géographiques et historiques variés. Gageons qu’elles éclaireront de nouvelles pistes de recherches.

Notes

1  Schmitt J.-C., « Le séminaire », dans : J. Revel, J.-Cl. Schmitt, L’ogre historien. Autour de Jacques Le Goff, Paris, Gallimard, 1998, p. 26.

2  Le Goff J., La naissance du Purgatoire, Paris, Gallimard, 1981.

3  SHMESP (éd.), La mort au Moyen Âge. Actes du colloque tenu à Strasbourg du 6 au 7 juin 1975, Strasbourg, Istra, 1977.

4  Erlande-Brandenburg A., Le Roi est mort : étude sur les funérailles, les sépultures et les tombeaux des rois de France jusqu'à la fin du xiiie siècle, Paris, Droz, 1975.

5  Ariès P., Essais sur l'histoire de la mort en Occident : du Moyen âge à nos jours, Paris, Seuil, 1975.

6  Id., L'Homme devant la mort, Paris, Seuil, 1977.

7  Id., op. cit., p. 13.

8  Id., Les images de l’homme devant la mort, Paris, Seuil, 1983.

9  Gros G., Philippe Ariès, un traditionaliste non-conformiste : de l'Action française à l'École des hautes études en sciences sociales, 1914-1984, Villeneuve d'Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2008, p. 141-150. Cet ouvrage, issu d’une thèse de doctorat, retrace en détail le parcours politique et scientifique de cet auteur atypique. Les origines de la conception de la notion d’héritage, si importante pour comprendre l’œuvre d’Ariès, y est analysée avec beaucoup de finesse pour démontrer qu’elle provient à la fois de l’expérience du décès et du transfert de la sépulture de son frère, mais aussi des idées de Charles Mauras et des penseurs de l’école des Annales.

10  Vernant J.-P., « introduction », dans : Gnoli G., Vernant J.-P. (dirs.), La mort, les morts dans les sociétés anciennes, Cambridge / Paris, Cambridge University Press / Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1982, p. 5-15.

11  Voir plus particulièrement à ce sujet les travaux de Louis-Vincent Thomas et notamment : Mort et pouvoir, Paris, 1978, p. 8-14.

12  Voir : Baloup C., « La mort au Moyen Âge (France et Espagne). Un bilan historiographique », dans : González Mínguez C., Bazán Díaz I. (dirs.), El discurso legal ante la muerte durante la Edad Media en el nordeste peninsular, Bilbao, Servicio editorial de la Universidad del País Vasco, 2006, p. 13-31. Et Treffort C., « Une archéologie très "humaine" : regard sur trente ans d'étude des sépultures médiévales en France », dans : Chapelot J. (éd.), Trente ans d'archéologie médiévale en France. Un bilan pour un avenir, Caen, Publications du CRAHM, 2010, p. 213-216.

13  Aucune législation n’existe à ce jour sur le statut des mémoires de master. En tant que copies d’examen, ils sont considérés à la fois comme des documents pédagogiques, scientifiques et administratifs.

14  Prost A., « Faut-il rétablir la thèse d'Etat ? », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 47, juillet-septembre 1995. p. 191-193. Article en ligne [consultation : septembre 2012].

15  La majorité de ces travaux donnent cependant lieu à des publications. On peut notamment citer Lauwers M., Naissance du cimetière : lieux sacrés et terre des morts dans l'Occident médiéval, Paris, Aubier, 2005 ou Treffort C., Mémoires carolingiennes. L'épitaphe entre célébration mémorielle, genre littéraire et manifeste politique, (milieu viiie-début xie siècle), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007.

16  On constate cependant quelques oublis et erreurs. Ainsi, la thèse de Dominique Gallien n’apparaît pas systématiquement. La thèse de Louis Noblet apparaît en outre dans le Sudoc uniquement dans la notice de sa publication tandis que sur theses.fr, elle est signalée comme étant en cours depuis 2010.

17  Les recherches sont possibles sur l’ensemble des thèses soutenues depuis 1849. Ressource en ligne [consultation: septembre 2012].

18  Au singulier et au pluriel : cimetière, dépôt funéraire, effigie, épigraphie, eschatologie, funéraire, funérailles, gisant, inhumation, jugement dernier, mort, nécropole, ossuaire, plate-tombe, purgatoire, sépulture, tombe, tombeau, testament, testamentaire, tumulaire.

19  C’est notamment le cas de la thèse de doctorat de Jean-Yves Copy sur les gisants bretons. Par ailleurs, quelques rares titres tapés en caractère majuscules, donc non accentués, ne sont pas pris en compte par une recherche comprenant les mêmes mots avec accent.

20  L’algorithme de recherche étend en outre automatiquement l’interrogation à des mots sémantiquement proches mais pas toujours pertinents et qui multiplient considérablement le nombre de réponses, au point parfois de rendre les requêtes inexploitables. Par exemple, une recherche avec le mot-clef « testaments » prendra également en compte les termes « testament », « test », « testa », « tester »…

21  Verpeaux N., Saint-Andoche et Saint-Jean le Grand : des religieuses à Autun au Moyen Âge, Paris, Université Paris I, 2009.

22  Verpeaux N., Favier J. (dir.), Lemaître J.-L. (dir.), Les obituaires de l'abbaye Saint-Andoche d'Autun, Paris, Académie des inscriptions et des Belles-Lettres, 2011.

23  Ce dispositif ne concerne pas les thèses soutenues avant 1986 et, du fait d’un retard dans le traitement, toutes les thèses soutenues à partir de 2010 ne sont pas encore accessibles. De plus, avec la généralisation du dépôt électronique des thèses, ce dispositif est sur le point d’être modifié. Néanmoins, la majorité des thèses est accessible par prêt entre bibliothèques (PEB). Les thèses de l’école des Chartes sont en revanche déposées aux Archives Nationales et ne peuvent être consultées qu’après accord de l’auteur mais des résumés détaillés - appelés positions des thèses - sont publiés dans le Bulletin de l’Ecole des chartes et sont depuis 2000 mis en ligne sur le site de l’école. Ressource en ligne [consultation : septembre 2012]

24  Chapelot J. (éd.), Trente ans d'archéologie médiévale en France. Un bilan pour un avenir, Caen, Publications du CRAHM, 2010. Cartron I., Bourgeois L., « Archéologie et histoire du Moyen Âge en France : du dialogue entre disciplines aux pratiques universitaires », dans : SHMESP (éd.), Être historien du Moyen Âge au xxie siècle, Paris, Presses universitaires de la Sorbonne, 2008, p. 133-148.

25  Aronovici C., La nécropole mérovingienne de Noiron-sous-Gevrey (Côte d'Or), Dijon, Université de Dijon, 1979.

26  Berthelier-Ajot N., Les nécropoles mérovingiennes de l'ouest parisien, Paris, Ecole pratique des hautes études, 1980.

27  Pilet C., La nécropole de Frénouville. Etude d'une population de la fin du iiie siècle à la fin du viie siècle, Caen, Université de Caen, 1980.

28  Colardelle M., Sépulture et traditions funéraires du Ve au XIIIe s. ap. J.C. dans les Alpes françaises du nord, Aix-Marseilles, Université Aix-Marseille I, 1980.

29  Jannet-Vallat M., Saint-Georges Saint-Pierre : bâtiments et nécropoles du ive siècle à la Révolution française, Aix-Marseille, Université Aix-Marseille I, 1987.

30  Ripoll G., L'archéologie funéraire de Bétique d'après la collection visigothique du Römisch-germanisches Zentralmuseum de Mayence, Paris, Université Paris IV, 1993.

31  Buchet L., Etude anthropologique d'une population de Basse-Normandie : Frénouille (fin iiie siècle - fin viie siècle), Caen, Université de Caen, 1978.

32  Castex D., Mortalité, morbidité et gestion de l'espace funéraire au cours du Haut Moyen Âge : contribution spécifique de l'anthropologie biologique, Bordeaux, Université Bordeaux I, 1994.

33  Sansilbano Collilieux M., Biologie et espace funéraire au Moyen Âge : les nécropoles de l'ancien évêché de Poitiers (fin ive siècle) et Saint Martin-de-Cognac (viie-xve siècles), Bordeaux, Université Bordeaux I, 1994.

34  Gallien V., Deux populations du Haut Moyen Âge à Saint-Denis, Paris, Université Paris IV, 1992.

35  Niel C., Analyse historique et paléoanthropologique des cimetières du groupe épiscopal de Rouen : La cour d'Albane et la cour des maçons (xe-xive siècles), Caen, Université de Caen, 2009. Voir le compte-rendu de soutenance rédigé par Bruno Fajal : ressource en ligne [consultation : septembre 2012].

36  Fossurier C., Anthropologie et archéologie des sites funéraires carolingiens dans le nord de la France : une approche des populations des viiie- xe siècle, Poitiers, Université de Poitiers, 2011.

37  Orsini C., La christianisation dans le nord de la Grande Bretagne (ve-viiie siècle) à partir des sources archéologiques : Thèse en cours. Kiffer F., Peuplement et occupation du sol durant la période mérovingienne (485-750 ap. J.-C.) dans la cité du diocèse de Metz : thèse en cours. L’Hostis I., Les relations entre l'espace de l'habitat, l'espace funéraire et l'espace culturel dans les campagnes de l'Europe occidentale durant le haut Moyen Âge (ive-xie siècle) : Thèse en cours.

38  Thomann A., Pratiques funéraires et anthropologie biologique d'une population en contexte rural au haut Moyen Âge en Provence : le site de Saint-Estève le Pont (Berre l'Etang, Bouches-du-Rhône), Marseille, Université Aix-Marseille II, 2004.

39  Gleize Y., Gestion de corps, gestion de morts : analyse archéo-anthropologique de réutilisations de tombes et de manipulations d'ossements en contexte funéraire au début du Moyen Âge (entre Loire et Garonne, ve-viiie siècle), Bordeaux, Université Bordeaux I, 2006. Ressource en ligne [consultation : septembre 2012].

40  Reveillas H., Les hôpitaux et leurs morts dans le Nord-Est de la France du Moyen Âge à l'époque moderne : approche archéo-anthropologique des établissements hospitaliers, Bordeaux, Université Bordeaux III, 2010.

41  Ibid.

42  Durand M., « Cimetières et habitats du Sud-Est de l'Oise », Revue archéologique de Picardie, numéro spécial n°6, 1988, p. 1.

43  Pergola P., Etude sur l'origine des catacombes romaines et des "retro sanctos" souterrain : la zone de la basilique des Saints Nérée et Achillée dans la catacombe de Domitille, Aix-Marseille, Université Aix-Marseille I, 1982.

44  Id., Les cimetières chrétiens de Rome depuis leurs origines jusqu'au ixe siècle : le cas du Praedium Domitillae et de la catacombe anonyme sur la via Ardeatina, Aix-Marseille, Université Aix-Marseille I, 1992 .

45  Reynaud J.-F., Lugdunum christianum : Topographie, nécropoles et édifices religieux à Lyon du ive au viiie siècle, Paris, Université Paris IV, 1986.

46  Paya D., La tombe et le cimetière en Languedoc au Moyen Âge : l'exemple du Diocèse de Maguelone, Montpelier, Université Montpelier III, 1996.

47  Passsarrius O., Vilarnau : étude archéologique d'un village et d'un cimetière paroissial en Roussillon (ixe-xve siècles), Tours, Université de Tours, 2006.

48  Treffort C., Genèse du cimetière chrétien : étude sur l'accompagnement du mourant, les funérailles, la commémoration des défunts et les lieux d'inhumation à l'époque carolingienne : entre Loire et Rhin, milieu viiie - début xie siècle), Lyon, Université Lyon II, 1994.

49  Tsvetanova Y., L’iconographie funéraire du programme pictural de l’église-ossuaire byzantine du monastère de Pétritzos (Bačkovo) en Bulgarie : thèse en cours.

50  Corrochano A., Archéologie de la tombe et du paysage funéraire du premier Moyen Âge dans le sud-ouest de la France : Thèse en cours. Rouge G., Les sarcophages entre Loire et Pyrénées du ive au viiie siècle : observations et étude par des critères techniques et morphologiques : thèse en cours.

51  Noterman A., Le pillage des sépultures mérovingiennes au haut Moyen Âge (ve-xe s.) : thèse en cours.

52  Lupu A., Genres et pratiques funéraires au haut Moyen Âge en Gaule du Nord : thèse en cours.

53  Perez E., Les enfants au miroir de l'espace funéraire médiéval : thèse en cours.

54  Vivas M., Privation de sépulture et inhumations atypiques. L'exemple de la province ecclésiastique de Bordeaux (xe-xive siècle), Poitiers, Université de Poitiers, 2012.

55  Le Goff J., op. cit.

56  CervoniVaurillon A.-M., L'Iconographie du Purgatoire au Moyen Âge dans le Sud-Ouest, le centre de la France et en Espagne, Toulouse, Université Toulouse II, 1978.

57  Baloup D., La croyance au purgatoire en Vieille-Castille (vers 1230 - vers 1530), Pau, Université de Pau, 1999.

58  Fournie M., Le ciel peut-il attendre ? Le culte du purgatoire dans le midi de la France (vers 1320 - vers 1520), Bordeaux, Université Bordeaux III, 1993.

59  Bratu A., Les images d'un nouveau lieu de l'au-delà : le purgatoire. Emergence et développement (vers 1250 - vers 1500), Paris, Ecole des hautes études en Sciences sociales, 1992, p. 674.

60  Baschet J., Les justices de l'au-delà. Les représentations de l'enfer en France et en Italie (xiie-xive siècle), Paris, Ecole des hautes études en Sciences sociales, 1989.

61  Carozzi C., Le voyage de l'âme dans l'au-delà d'après la littérature latine (Ve-XIIIe s.), Paris, Université Paris IV, 1989.

62  Gouguenheim S., L'eschatologie dans la vie et l'œuvre religieuse d'Hildegarde de Bingen, Nanterre, Université Paris X, 1989.

63  Bonne J.-C., L'espace roman. Le Jugement dernier du tympan de Conques, Paris, Ecole des hautes études en sciences sociales, 1979.

64  Lionnet M., Les peintures murales en Hongrie à la fin du Moyen Âge (v. 1300 - v. 1475) : la transmission des traditions iconographiques et les formes originales de leur appropriation locale sur les deux thèmes majeurs : la Mère de Dieu et le Jugement dernier, Nanterre, Université Paris X, 2004.

65  Dumitrescu A., Représentations byzantines du Jugement dernier à la fin du Moyen Âge, Paris, Université Paris I, 1993.

66  Molinie A.-S., Corps ressuscitants et corps ressuscités : les images de la résurrection des corps en Italie centrale et septentrionale du milieu du xve au début du xviie siècle, Paris, Université Paris I, 2007, p. 18-20.

67  Schontz J., La résurrection du Christ dans l'écrit sur les sentences de saint Thomas. De l’eschatologie à la christologie, Strasbourg, Université Strasbourg II, 1987.

68  Trottmann C., La vision béatifique des disputes scolastiques à sa définition par Benoît XII, Paris, Université Paris I, 1993.

69  Ibid., p. 12.

70  Rousseau I., L'eschatologie royale de tradition joachimite aux xiiie-xve siècle, Paris, Ecole normale supérieure, 2003.

71  Lafran A., Entre ciel et terre : exégèse, symbolique et représentations de la pendaison de Judas Iscariote au Moyen Âge (xiie-xive siècles), Paris, Université Paris IV, 2006.

72  Tan W., Les images de la passion et du martyr : les conceptions du corps, de la violence et de la mort à la fin du Moyen Âge en France : Thèse en cours.

73  Chiffoleau J., La comptabilité de l'au-delà. Les hommes, la mort et la religion dans la région d'Avignon à la fin du Moyen Âge, vers 1320 - vers 1480, Paris, Université Paris IV, 1978.

74  Id., La comptabilité de l'au-delà. Les hommes, la mort et la religion dans la région d'Avignon à la fin du Moyen Âge, vers 1320 - vers 1480, Rome, Ecole française de Rome, 1980, p. 6.

75  Louis S., La spiritualité des laïcs dans le diocèse de Limoges principalement d'après leurs testaments (1220-1520), Poitiers, Université de Poitiers, 1979.

76  Lodde Bonnafous F., Cinq testaments de prélats enregistrés au Parlement de Paris sous le règne de Charles VI. Etude d'histoire religieuse, Nanterre, Université Paris X, 1985.

77  Marandet M.-C., La pratique testamentaire dans la région toulousaine (1300-1450), Toulouse, Université Toulouse II, 1984.

78  Roche M., La société languedocienne d'après les testaments (813-1270), Toulouse, Université Toulouse II, 1987, p. 6.

79  Deregaucourt J.-P., Autour de la mort à Douai : Attitudes, pratiques et croyances (1250-1500), Lille, Université Lille III, 1993.

80  Chaigne M., « Pour le remède et salut de mon âme… ». Édition et commentaire de trente et un testaments de femmes enregistrés au Parlement de Paris (1394-1420), Paris, Ecole des Chartes, 2006. Position de la thèse en ligne [consultation : septembre 2012]

81  Lemaître J.-L., Introduction au répertoire des documents nécrologiques française : la province de Bourges, Paris, Université Paris IV, 1971.

82  Id., Mourir à Saint-Martial. La commémoration des morts et les obituaires à Saint-Martial de Limoges du xie au xiiie siècle, Paris, Université Paris IV, 1988.

83  Lauwers M., La mémoire des ancêtres, le souci des morts : fonction et usages du culte des morts dans l'Occident médiéval (diocèse de Liège, xie-xiiie siècles), Paris, Ecole des hautes études en sciences sociales, 1992. Lire également la synthèse de son propos dans : Id., « La mémoire des ancêtres, le souci des morts. Fonctions et usages du culte des morts dans l'occident médiéval (diocèse de Liège, xie-xiiie siècles) », Cahiers du Centre de recherches historiques, 11, 1993. Ressource en ligne [consultation : septembre 2012]

84  Picard J.-C., Le souvenir des évêques : la sépulture, le souvenir collectif et le culte des évêques en Italie du Nord des origines au xe siècle, Paris, Université Paris I, 1984.

85  Santiago J., Les funérailles princières en France : Bourgogne et Orléanais (1465-1468), Paris, Université Paris IV, 1981.

86  Gaude-Ferragu M., D'or et de cendres. La mort et les funérailles des princes dans le royaume de France au bas Moyen Âge, Villeneuve d'Asq, Presses universitaires du Septentrion, 2005, p. 15.

87  Bande A., Le cœur du roi (mi. xiiie - mi. xvie siècle), Nanterre, Université Paris X, 2002.

88  Gautier M.-E., La mémoire des ducs : aménagements et fonctionnement des nécropoles des ducs de Bourbon (fin xiiie - début xvie siècles) : thèse en cours.

89  Embs A., Les nécropoles dynastiques dans la France occidentale entre 950 et 1250 : thèse en cours.

90  Storelli X., Le chevalier et la mort dans l'historiographie anglo-normande : xie siècle début du xiiie siècle, Poitiers, Université de Poitiers, 2009. Ressource en ligne [Consultation : septembre 2012]

91  Gilet M., La mort des grands officiers militaires français, du règne de Charles V à la fin de l’Ancien Régime : réalités macabres et représentations corporelles, Montpellier, Université Montpellier III, 2010.

92  Braekman M., L'épigraphie tumulaire de la France médiévale (xie-xiiie siècles), Poitiers, Université de Poitiers, 1981.

93  J.-Y. Copy, Les tombeaux en Haute-Bretagne au xive et xve siècle, Rennes, Université Rennes II, 1981.

94  Id., Etre roi à Pampelune, à Paris et "en son pays" : la culture de la revendication royale chez les ducs de Bretagne, Rennes, Université Rennes II, 2010.

95  Fabre M., Héraldique médiévale bretonne (vers 1350-1500) : images personnelles, armoriaux, sceaux, tombeaux, Paris, Université Paris IV, 1995.

96  Dectot X., « Les tombeaux des comtes de Champagne (1151-1284). Un manifeste politique », Bulletin monumental, 162-1, 2004, p. 3-62.

97  Id., Les tombeaux des familles royales de la péninsule ibérique au Moyen Âge, Turnhout, Brepols, 2009, p. 7.

98  Bernard R.-P., La sculpture funéraire médiévale à Paris (1140-1540), Paris, Université Paris IV, 2000.

99  Louis J., L'effigie funéraire dans le royaume de France-Pays d'oïl (1134-1267), Strasbourg, Université de Strasbourg, 2007.

100  Grillon G., L'ultime message. Etude des monuments funéraires de la Bourgogne ducale (xiie-xvie siècle), Dijon, Université de Dijon. 2011, p. 45-56. Ressource en ligne [Consultation : septembre 2012].

101  Barrau-Agudo C. de, Notre-Dame de Rodez : architecture et sculpture (xiiie-xvie siècle) : nouvelles recherches sur l'histoire artistique d'une cathédrale, Toulouse, Université Toulouse II, 2010.

102  Negri M., La sépulture monumentale à Chartres du xiiie au xvie siècle, Nanterre, Paris X, 2005.

103  Noblet J., En perpétuelle mémoire : collégiales castrales et saintes-chapelles à vocation funéraire en France (1450-1560), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009, p. 15.

104  Debiais V., Écriture monumentale, écriture publique et écriture personnelle : perceptions, lectures et utilisations des inscriptions dans la communication médiévale (Ouest de la France, xiiie-xive siècle), Poitiers, Université de Poitiers, 2004.

105  Marcoux R., L'espace et la mémoire des morts à l'abbaye de Citeaux : étude des sépultures du chef d'ordre des cisterciens au Moyen Âge : Thèse en cours.Spinosi S., Analyse des fonctions commémoratives et liturgiques des monuments funéraires des papes et des cardinaux d'Avignon dans le contexte architectural et liturgique du chœur des églises de la papauté au xive siècle : thèse en cours. Boyer-Garner D., La mort de l'évêque. Funérailles, sépulture, mémoire et culte des évêques en Aquitaine du viiie au xiiie siècle, Thèse en cours. Durier M., Représenter pour émouvoir. Symboliques et usages des monuments funéraires médiévaux dans l’ancien diocèse de Limoges (xiexiiie siècle) : thèse en cours.

106  Uberti M., Elites et christianisme entre Loire et Ebre à la fin de l'Antiquité : les enjeux de la mémoire à la lumière de l'archéologie funéraire (iiie-vie siècle) : thèse en cours. Sauvaitre N., La sépulture privilégiée dans le Sud-Ouest de la Gaule entre l'Antiquité tardive et Haut Moyen Âge (ive-ixe siècle) : thèse en cours.

107  Levert R., Iconographie funéraire médiévale : étude de pierres tombales du Dijonnais, relations entre le clergé et la mort : thèse en cours. Chauvain S., In quietum aeternum : dans le repos de Dieu. Mort et Société : Epitaphes et monuments funéraires du littoral méditerranéen, des diocèses de Nîmes à Elne, du xie au xve siècle : thèse en cours.

108  Doudet E. (éd.), La mort écrite : rites et rhétoriques du trépas au Moyen Âge. Actes de la journée d'études du groupe Questes tenue le 26 avril 2003, Paris, Presses universitaires de la Sorbonne, 2005. On attend également la publication des actes de la journée d’étude organisée par Delphine Boyer-Gardner et Mathieu Vivas à Bordeaux le 18 novembre 2010 et intitulée Déplacer les morts. Ritualisation, voyages, funérailles, exhumations et réinhumations au Moyen Âge.

109  Si l’on cumule toutes les éditions, les Essais de l’histoire de la mort en Occident avaient, en 1990, été imprimés à 80 517 exemplaires et L’homme devant la mort à 74 500 exemplaires : Gros G., op. cit., p. 241.

110  Le Goff J., op. cit. Le large succès de cet ouvrage est illustré par ses nombreuses rééditions chez Gallimard : d’abord dans la collection Bibliothèque des histoires (1987, 1991) puis dans celle au format poche Folio. Histoire (1996, 1998, 2002, 2006).

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    Crédits : Manon Durier

Pour citer cet article

Manon Durier (2013). "La mort, les morts et les pratiques funéraires au Moyen Âge : bilan historiographique des thèses de 3e cycle françaises (1975-2011)". Annales de Janua, n°1.

[En ligne] Publié en ligne le 16 avril 2013.

URL : http://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=122

Consulté le 27/06/2017.

A propos des auteurs

Manon Durier

Doctorante à l’université de Poitiers - Laboratoire : Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (CESCM - UMR 7302) - Directrices de recherches : Cécile Treffort et Claude Andrault-Schmitt – Sujet de thèse : Représenter pour émouvoir. Symboliques et usages des monuments funéraires médiévaux dans l’ancien diocèse de Limoges (xie-xiiie s.) - Thématiques de recherches : monuments funéraires médiévaux, commémoration des morts, hagiographie - Contact : manon.durier@univ-poitiers.fr

Articles du même auteur :
  • Avant-propos

    Paru dans Annales de Janua - n°1 | Les Annales

  • Editorial

    Paru dans Annales de Janua - n°2 | Les Annales

  • Editorial

    Paru dans Annales de Janua - Les Annales | n°3




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24 rue de la chaîne
BP 603 - F
86022 Poitiers Cedex- France

Tél : (33) (0)5 49 45 45 67
vanessa.ernst.maillet@univ-poitiers.fr

Pour contacter l'équipe : annalesjanua@gmail.com


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ISSN électronique : 2267-1358

Dernière mise à jour : 22 mai 2017

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