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    <title>Moyen Âge</title>    
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    <category domain="https://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr:443/annalesdejanua/index.php?id=70">Les Annales</category>
    <category domain="https://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr:443/annalesdejanua/index.php?id=1723">n° 6</category>    
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 03 avril 2018 16:37:34 +0200</pubDate>
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      <title>Le corps féminin est-il un miroir de l’honneur ? Quelques pistes de réflexion autour des sources judiciaires de la fin du Moyen Âge </title>  
      <link>https://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr:443/annalesdejanua/index.php?id=1801</link>
      <description>Les lettres de rémission des xive et xve siècles présentent de nombreux récits de crimes qui contiennent des descriptions physiques des protagonistes. L’analyse genrée de ces descriptions permet de mieux comprendre la représentation de certains crimes sexués et sexuels comme l’adultère, le viol ou encore l’infanticide. L’existence d’un véritable code corporel destiné aux femmes semble alors se dévoiler au regard de ces sources judiciaires. Son respect, ou non, influence directement la réputation de la femme mais aussi celle de ses proches. En effet, il semble que le corps féminin soit le reflet d’autres valeurs parmi lesquelles l’honneur arrive en tête. Qu’il soit agressé, protégé, manipulé ou contrôlé, le corps de la femme peut être l’objet ou le sujet du crime. Son étude permet alors une meilleure compréhension de la criminalité et de la place des femmes dans la société du bas Moyen Âge. The letters of remission of the 14th and 15th centuries present numerous accounts of crimes in which physical descriptions of the protagonists are included. Analyzing these descriptions through the prism of gender allows for a better understanding of the representation of such gender-related and sexual crimes as adultery, rape and infanticide. In view of these judicial sources, the existence of an actual body code destined to women seems to be revealed. Following this code or not directly influences a woman’s reputation, as well as the reputation of the people close to her. Indeed, it appears that a woman’s body is the reflection of other values, and primarily honor. Whether it is assaulted, protected, manipulated or controlled, a woman’s body can be the object or the subject of the crime. Studying it therefore allows for a better understanding of gender-related crime and of a woman’s place in the society of the late Middle Ages. </description>
      <pubDate>mar., 03 avril 2018 17:13:06 +0200</pubDate>      
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      <title>Condamnées à être un corps ? Les saintes travesties dans l’hagiographie médiévale française </title>  
      <link>https://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr:443/annalesdejanua/index.php?id=1797</link>
      <description>Les saintes Théodore, Pélagie, Marine, Eugénie, Marguerite, Euphrosine et Dieudonnée se déguisent en moines et ermites pour protéger leur chasteté. La corporalité dont elles veulent se libérer est paradoxalement centrale dans leurs vies. Dans le cas des anachorètes, elle est présente dans le récit par un effacement progressif. Pour les autres saintes, elle est mise en avant surtout quand leur corps est persécuté par un regard concupiscent (celui d’autres femmes ou de confrères) et au moment du dévoilement final (souvent posthume) où le matériel parle pour le spirituel. La sainteté est-elle ici sexuellement marquée ? Si le perfectionnement spirituel des saintes Marguerite et Eugénie est associé à la masculinité, dans tous les autres cas, les hagiographes ne tiennent pas à marquer l’opposition entre les sexes. Les vertus des saintes correspondent à l'idéal d'une sainteté universelle et asexuée, l’univers sacré étant le seul où une femme travestie ne finisse pas par être réintroduite dans l’ordre social et replacée dans l’opposition binaire des sexes. The saints Theodora, Pelagia, Marina, Eugenia, Margaret, Euphrosyne, and Dieudonnée dress as monks to protect their chastity. The corporality of which they wish to free themselves is paradoxically central to their lives. In the case of anchorites, its presence is narrated in terms of progressive annihilation. With other saints, it is mentioned primarily when their bodies are being persecuted by the lustful gaze of others (women or fellow monks) and in the moment of the final unveiling (often posthumous) when the material speaks for the spiritual. Is sainthood sexually charged here? If the quest for spiritual perfection is associated with masculinity for saints like Margaret and Eugenia, in all other cases hagiographers do not make a point in marking the sex or gender conflict. The female saints’ virtue corresponds to an ideal of a universal and asexual sainthood; the realm of the sacred being the one place where a transvestite female does not eventually get reintroduced in social order and placed in a binary gender division. </description>
      <pubDate>mar., 03 avril 2018 17:11:12 +0200</pubDate>      
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      <title>La posture du corps dans le chantier médiéval </title>  
      <link>https://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr:443/annalesdejanua/index.php?id=1820</link>
      <description>La monumentalité des édifices médiévaux, églises, cathédrales, châteaux nous permet, en réalisant des comparaisons avec les chantiers et les pratiques actuelles, d’entrevoir l’impact des activités de construction sur le corps des bâtisseurs médiévaux en Occident du xie au xve siècle. Mais le corps dans le chantier médiéval nous est également connu au travers des miniatures. Bien plus que les monuments, qui nous obligent à imaginer les efforts réalisés et endurés, ces miniatures montrent le corps en activité, le corps qui travaille, et laissent entrevoir le corps qui subit, le corps qui souffre dans le port de charges lourdes et par l’utilisation d’outils spécifiques pour le transport de ces charges. Au-delà de ce que les miniaturistes ont représenté, ces traumatismes plus ou moins violents demeurent encore plus visibles lorsque des individus sont découverts lors de fouilles archéologiques et nous laissent voir directement certaines des pathologies liées au port de charges lourdes.  The hugeness of the medieval buildings, churches, cathedrals and castles allows us, by making some comparisons with the construction sites and nowadays practises, to see the impact of the building activities on the bodies of medieval builders in the West from the 11th to the 15th century. But the body in the medieval construction site is also known thanks to the miniatures. Much more than the monuments that let us imagine the efforts to do and to put up with, those miniatures show the moving body, the working body and let us see the enduring and suffering body when the builders have to hold heavy loads and when they use specific tools in the carrying of those loads. Beyond what the miniaturists showed, those traumatisms which are more or less violent, stay more visible when the persons are discovered during archaeological excavations which let us directly observe some pathologies linked to the carrying of heavy loads.  </description>
      <pubDate>mer., 11 avril 2018 11:50:23 +0200</pubDate>      
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      <title>Penser la présence de Dieu dans les corps. L’eucharistie et ses analogies dans un matériau de prédication du xiiie siècle </title>  
      <link>https://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr:443/annalesdejanua/index.php?id=1850</link>
      <description>L’article s’intéresse à un court matériau de prédication localisé dans la Summa de abstinentia attribuée à Nicolas de Biard et dans la Compilacio Singularis Exemplorum, deux textes dominicains de la seconde moitié du xiiie siècle. Les compilateurs y présentent les propriétés de l’eucharistie en les comparant à des phénomènes naturels. Dans leur démarche apparaissent toutes les tensions et les ambiguïtés qui entourent la notion de corporalité au Moyen Âge. Voulant montrer que le corpus Christi partage les mêmes propriétés que l’ensemble des corps, les prédicateurs définissent implicitement la corporalité comme le lieu du changement. Dans le même temps, il leur apparaît nécessaire de souligner la spécificité de certains corps, qui, tout comme l’eucharistie, dérogent dans une certaine mesure à la règle commune. Ce n’est que de cette manière qu’il leur semble possible de penser la présence du Christ dans les espèces consacrées. The article focuses on a short pastoral text located in the Summa de abstinentia attributed to Nicolas of Biard and in the Compilacio Singularis Exemplorum, both Dominican collections dating from the second half of the 13th century. In this text, the properties of the eucharist are compared to natural phenomena. This way of proceeding underlines the complexity of medieval corporeality. On one hand, preachers want to show that the corpus Christi shares the same properties as the other bodies. Therefore, they define body as the locus of change. On the other hand, they feel the need to stress the singularity of some bodies, which derogate from the common rule, in order to think Christ’s presence in the consecrated species. </description>
      <pubDate>jeu., 12 avril 2018 11:53:45 +0200</pubDate>      
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